Arrêter d'être casanière et vivre sa vie

by - 7/19/2017 05:14:00 PM


Hello, 

Vous ne le savez peut-être (sûrement) pas, mais je suis quelqu'un de très casanier..enfin j'étais. J'ai été pendant longtemps celle qui refusait les sorties, qui aimait rester chez elle tout simplement. Et même si je suis encore parfois celle-ci j'ai réussi à dépasser ce qui est pour moi une sale habitude. Ce changement ayant marqué un certain tournant dans ma vie, peut-être que mon expérience pourrait aider certaines personnes à savoir comment ne plus être casanière, ou simplement se rendre compte qu'ils le sont, ou que certains de leurs amis le sont. 

Parce que oui, tout commence là: les amis. Je n'ai jamais demandé à mes amis de l'époque, mais je suis casi certaines que certains ont du mal prendre parfois mes rejets de sorties etc. Quand je recevais un sms pour me proposer un verre, une soirée, un après-midi, je trouvais presque toujours une excuse pour l'éviter. Le pire était quand la proposition était faite face à face: il fallait que je trouve une excuse, vite, sans paraître mal à l'aise. Un peu comme quand quelqu'un que vous détestez vous invite à une soirée, sauf que...c'était avec mes amis. Ça peut paraître bizarre, mais je suis presque sûre que certaines s'y reconnaissent déjà. Bien sûr, cela est étrange de vouloir refuser alors qu'on devrait se sentir toute excitée à l'idée d'une invitation amicale.. Et non, je ne parle pas du fait de ne pas aimer les soirées, ou le fait de sortir, c'est vraiment un comportement que j'avais, indépendamment de qui me demandait, et de ce qu'on me proposait. Et non, je ne suis pas timide. 

Mais alors qu'est ce que c'est ? C'est con, mais c'est la réponse la plus évidente : la flemme. Oui, pour ma part c'est vraiment une grosse flemme: la flemme de me bouger, de prendre le bus, de payer un verre, de trouver une copine chez qui dormir, de rester toute une soirée.. Bref, rien qu'imaginer le déroulement d'une soirée, je me sens découragée, alors je préfère refuser et me caler bien tranquille dans ma chambre. Et c'est cette flemme que je dois combattre presque tous les jours, car je suis une très très grande flemmarde. Pas envie de me bouger, de travailler, de sortir, de faire ce que j'ai à faire. Et c'est comme ça que je me retrouve à devoir avoir 3 jours de productivité maximale par mois où j'enchaîne la vaisselle, les lessives, les devoirs, les photos de blog.. Et du coup, j'oublie encore une fois mes proches. 

Ma prise de conscience date aujourd'hui d'il y a 3 ans presque tout pile: à mon arrivée à la fac. Ayant fraîchement finis le lycée, je me rappelle regarder les autres avec étonnement: ils ont tous eu l'air d'avoir adoré le lycée, cette période, et d'y avoir créé des millions de souvenirs. Moi ? J'ai détesté le lycée (bon, pas autant que le collège mais quand même), je ne peux pas dire y avoir fait des rencontres magiques. Celles que je retiens ont été mes histoires d'amour, mais je ne retiens pas vraiment aujourd'hui d'amitié forte. D'ailleurs je ne parle aujourd'hui avec aucuns de mes potes de classe de l'époque. Ce constat m'a rendu un peu jalouse, pendant un temps, puis je me suis posé la question: pourquoi est ce que je n'ai créé aucun souvenir ici? 

Et là j'ai compris quelque chose: si j'avais accepté tous les plans qui ME paraissaient "trop compliqués" , j'aurais sûrement eu quelque chose à raconter de ces 3 ans. Je me serais créé des souvenirs, et sûrement des amitiés plus fortes. Alors, c'était décidé: à la fac, j'accepterais les sorties qu'on me propose. Alors, progressivement pendant ces 3 ans j'ai accepté les verres, les après midi, les soirées, ou même simplement de rester après les cours, de passer chez les copines.. Et je ne pense pas exagérer quand je dis que ça a changé ma vie.

Je me suis pour la première fois, créé de vraies amitiés fortes, et j'ai créé pleins de souvenirs. Je ne dis pas que ma flemme légendaire ne me rattrape pas parfois, mais en ce qui concerne le relationnel j'ai fais beaucoup d'efforts et aujourd'hui j'en suis vraiment heureuse. En 3 ans, j'ai eu plus de souvenirs que durant mon collège et mon lycée réunis. Même si cela requiert parfois d'accepter de faire du taureau mécanique en ayant la gueule de bois au milieu de la fac ( oui, c'est du vécu..mais je vous rassure ça s'est bien terminé ahah ).  Bien sûr, j'ai moins de temps "pour moi" mais je me rends également compte que j'apprécie d'autant plus ces moments privilégiés où je me retrouve avec moi-même. Parfois, mon porte monnaie souffre un peu aussi, c'est bête mais c'est à prendre en compte..quoi qu'on dise, avoir une vie sociale remplie ça coûte de l'argent, alors oui il faut accepter de "perdre" un peu plus d'argent. Mais j'avais lu un jour, le témoignage d'une femme qui disait préféré payer des souvenirs, plutôt que des objets éphémères, et c'est exactement ça. 

Bilan ? Je suis toujours flemmarde, définitivement, et j'adore toujours autant passer des moments seules pour faire ce que je veux dans mon confort personnel. Mais, ma prise de conscience et des minis coup de pieds aux fesses à intervalle régulier, et ma vie a changé. Je me sens maintenant beaucoup mieux, je ne jalouse plus les autres et leurs souvenirs car j'arrive à créer les miens avec mes amis. En 3 ans, je me suis créé également des amitiés d'une force que je n'avais jamais connu, et tout ça simplement grâce à une prise de conscience toute bête. Alors, je me dis que mon expérience pourrait en aider certaines, car finalement ce sont des touts petits pas qui ont de grandes conséquences, des petits pas que l'on peut faire tout seul. Des petits pas, qui permettent simplement de vivre sa vie pleinement. 

" Si l'on ne peut pas ajouter de jours à la vie, il faut ajouter de la vie aux jours." 

Est ce que toi aussi tu as cette tendance casanière ?
Bisous ♥

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